Prévention cardiovasculaire : comment la mutuelle accompagne les seniors
Dès qu’on dépasse les 60 ans, il faut commencer à faire attention à la santé de son cœur. Parce qu’on n’a pas envie d’attendre qu’un problème arrive pour s’en préoccuper… Alors on fait de la prévention, en repérant les facteurs de risque avant qu’une maladie cardiovasculaire arrive.
Parce qu’il y a plein de facteurs de risques qui peuvent aggraver la situation : l’hypertension, le diabète et le cholestérol, mais aussi le tabagisme, le manque d’activité physique et même le surpoids.
Alors, comment on fait pour savoir où on en est ? C’est quoi les examens à prévoir ? Et surtout, elle va servir à quoi la mutuelle prévention senior dans tout ça ? Voilà tout ce que vous devez savoir pour vraiment protéger votre santé cardiovasculaire après 60 ans.
Pourquoi est-ce que la prévention cardiovasculaire est aussi importante après 60 ans ?
Plus on vieillit et plus on a de risque d’avoir un jour une maladie cardiovasculaire (infarctus, AVC, insuffisance cardiaque, maladie des artères…). Mais il n’y a pas que l’âge qui compte, il y a d’autres facteurs qui rentrent en jeu aussi et qui peuvent venir aggraver les risques.
On n’a aucun contrôle sur son âge ou ses antécédents familiaux, mais on peut clairement modifier les autres facteurs ! On peut par exemple améliorer ses habitudes de vie quotidiennes et se faire suivre plus souvent médicalement. D’où l’intérêt de la prévention santé senior.
C’est quoi les principaux facteurs de risque ?
Après 60 ans, votre médecin va surtout regarder :
- la tension artérielle ;
- le taux de cholestérol ;
- la glycémie et le diabète ;
- le poids et le tour de taille ;
- le tabagisme ;
- l’activité physique ;
- l’alimentation ;
- la consommation d’alcool ;
- la qualité du sommeil ;
- le niveau de stress au quotidien.
Ça fait beaucoup de facteurs différents à surveiller, donc pas besoin de s’inquiéter dès qu’un résultat sort un peu de la zone verte ! L’intérêt c’est surtout de savoir où on en est, pour pouvoir rectifier le tir si nécessaire.
On prévoit quel suivi médical après 60 ans ?
Quand on veut faire de la prévention cardiovasculaire, il faut tout de suite penser « suivi régulier ».
Comme ça, votre médecin traitant va pouvoir évaluer régulièrement les différents facteurs de risque qu’on a vu juste avant, et vous proposer de faire des examens complémentaires si besoin (mesure de la pression artérielle, bilan lipidique pour le cholestérol, mesure de la glycémie, évaluation de la fonction rénale…).
Donc c’est ce suivi médical senior qui va permettre de trouver les examens vraiment utiles, en fonction de chaque situation.
Et si on se sent en pleine forme ?
On n’est pas obligé d’attendre d’être malade pour prendre soin de sa santé cardiovasculaire. Surtout que l’hypertension ou un taux de cholestérol élevé vont souvent rester inaperçus pendant longtemps, jusqu’à ce qu’ils soient problématiques.
Donc dès qu’on a entre 60 et 65 ans, on profite du dispositif Mon bilan prévention (100% pris en charge par l’Assurance Maladie). Ça permet justement de pouvoir faire le point avec un professionnel de santé sur ses habitudes de vie et aussi sur ses facteurs de risque. Comme ça, on voit quelles actions on peut mettre en place pour rester en bonne santé !
C’est quoi le rôle de la mutuelle senior ?
La mutuelle ne va pas venir remplacer le médecin, ni l’Assurance Maladie.
Par contre, certaines complémentaires ont prévu des garanties ou des services autour de la prévention : des forfaits spécifiques, un accompagnement personnalisé, des programmes de prévention et même parfois l’accès à certains services de santé spécifiques.
C’est vraiment variable selon les mutuelles, donc vous devez vous rapprocher d’un conseiller pour vérifier ce qu’il y a exactement dans votre contrat de mutuelle prévention senior.
Est-ce que la prévention va aussi aider à limiter les dépenses de santé ?
Bien sûr, même si ça ne va pas garantir que vous ne serez jamais malade ! L’intérêt au final, c’est surtout de faire du préventif pour repérer les problèmes potentiels avant qu’ils arrivent.
Vous pouvez aussi, en parallèle, vous mettre à avoir une activité physique régulière par exemple, pour garder une bonne autonomie et éloigner les risques de maladies cardiovasculaires. Ça fait partie des choses faciles à mettre en place pour bien vieillir après 60 ans.
Exemple concret
Est-ce qu’un bilan de prévention peut vraiment faire la différence ?
Exemple donné à titre indicatif.
| Situation | Sans démarche de prévention | Avec un suivi régulier |
| Tension artérielle élevée non repérée | Risque non identifié | Anomalie repérée lors du suivi |
| Cholestérol élevé | Peut rester invisible | Dépistage et suivi adaptés |
| Habitudes de vie | Peu d’accompagnement | Conseils personnalisés |
| Facteurs de risque | Découverts parfois tardivement | Suivis dans le temps |
Le but ce n’est pas de multiplier les examens. Il faut surtout avoir un suivi adapté à son âge, à ses antécédents et à sa situation personnelle.
Comment est-ce que la mutuelle senior va accompagner la prévention cardio ?
Quand on veut faire de la prévention cardiovasculaire, on mise tout sur le suivi médical et les habitudes de vie. Mais la mutuelle peut aussi avoir un rôle à jouer dans l’équation.
Selon le contrat que vous avez, certaines complémentaires santé vont proposer des prestations de prévention, des programmes d’accompagnement et même parfois des services faits pour aider les assurés à avoir des meilleures habitudes de vie.
Mais attention, ces services ne sont pas systématiques. Vous devrez donc regarder les garanties de votre contrat pour savoir ce que vous aurez vraiment.
Qu’est-ce que je dois vérifier dans mon contrat ?
Si vous voulez vous concentrer sur la prévention, il ne faut pas juste regarder le niveau de remboursement des consultations ou des médicaments.
Vous devez aussi vérifier :
- les éventuels forfaits de prévention ;
- les programmes d’accompagnement qui sont proposés ;
- la prise en charge de certaines prestations liées au bien-être ;
- les services de téléconsultation ;
- les actions de prévention qui sont proposées aux assurés.
Vous ne devez pas choisir une mutuelle juste parce qu’elle propose beaucoup de services. Il faut surtout vérifier si ça correspond vraiment à vos besoins.
Témoignage
« J’ai réalisé que je pouvais encore agir »
Michel, 64 ans, retraité.
« Je pensais que mes problèmes de tension étaient simplement liés à mon âge. Lors d’un bilan, mon médecin m’a expliqué que je pouvais agir sur plusieurs facteurs : mon alimentation, mon activité physique et mon poids. J’ai commencé progressivement à marcher davantage et je fais maintenant contrôler ma tension régulièrement. »
Quand on parle de prévention cardiovasculaire après 60 ans, ça ne veut pas dire multiplier les examens ou s’inquiéter au moindre résultat qui sort un peu des clous.
Ce qu’il faut surtout, c’est connaître les facteurs de risque et avoir un suivi médical senior régulier, pour pouvoir agir progressivement sur ce qui peut être changé.
C’est pour ça que certaines complémentaires vont proposer des services de prévention ou d’accompagnement qui peuvent faciliter cette démarche personnelle.
Donc quand on choisit une mutuelle prévention senior, on regarde toujours ce qu’elle peut apporter, au-delà des remboursements classiques.
FAQ
Comment on peut prévenir les maladies cardiovasculaires après 60 ans ?
Il faut surveiller les principaux facteurs de risque : la tension artérielle, le cholestérol et le diabète. On garde une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et on limite au maximum le tabac, l’alcool et la sédentarité.
Est-ce que la mutuelle rembourse les bilans cardiovasculaires ?
La prise en charge va dépendre de l’acte réalisé et des garanties de votre contrat. Certains examens sont remboursés par l’Assurance Maladie et la mutuelle vient en complément. Vous devez donc vérifier pour chaque situation.
On doit faire quel bilan de prévention après 60 ans ?
Entre 60 et 65 ans, Mon bilan prévention va vous permettre de faire le point avec un professionnel de santé sur vos habitudes de vie, vos facteurs de risque et les actions de prévention à faire en fonction. C’est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
